L’autre mariage...
Français
Publié le: 08 mars 2000
L’autre moment difficile, ce fut l’organisation du „troisième mariage”, comme on l’appelle, ou encore la réception hongroise. Il n’y avait pas d’organisateur et je refusais de prendre le rôle. J’avais eu la mienne, à mon goût et elle avait été organisée à l’avance. Je voulais que la deuxième soit comme eux la voulaient. De toute manière, je n’avais pas assez de temps et ne connaissaits pas assez les ressources disponibles. Miklos etait trop préoccupé par son travail et il ne voulait même pas y penser. Une semaine avant, il n’y avait pas de chaises, de tables ni de tentes. Ça devenait stressant...
C’est Mona qui a tout sauvé. Un soir, Miklos a décidé qu’il voulait que le plus possible de choses soient comme à l’autre réception. Alors, Mona a loué des tentes, des chaises et des tables. Elle m’a trouvé une crinoline, un bouquet et une coiffeuse. Vous auriez du voir la face des gens quand on leur montrait les photos de la première réception et qu’on disait qu’on voulait que ça soit comme ça... C’était moi sur la photo. Si le mariage avait déjà eu lieu, pourquoi est-ce qu’on voulait un autre bouquet? On a bien rit.
Finalement, sauf la température, tout a bien été. Ce fut une réception assez fatiguante pour moi car je suis restée à l’entrée toute la soirée pour accueillir les gens (ce n’était pas un repas assis). Je ne connaissais pas la tradition hongroise qui veut que la mariée soit kidnapée et que le nouveau mari doive payer pour la ravoir. Ce fut donc toute une surprise que d’être enlevée par quatre jeunes gens, lancée dans une jeep et bardassée dans le champ en arrière de la maison. Le pire, c’est que Miklos ne s’en est pas aperçu et quand on lui a dit, il ne l’a pas cru. Ensuite, pensant que c’était seulement une blague, il n’a pas voulu donner la rançon de vin et de bière demandée. Un peu plus et c’était ma belle-mère qui me rachetait!!! Il s’est entendu avec les ravisseurs à la dernière minute et se ventait à tout le monde d’avoir fait baisser la rançon de moitié... Ca paressait que c’était pas lui qui se faisait brasser!
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