Le travail
Français
Publié le: 08 mars 2000
J’avais écrit des lettres ŕ une quinzaine de companies avant de partir de chez nous pour leur faire savoir que j’allais arriver et que je leur téléphonerais... C’était une bien bonne idée mais j’avais le tract ŕ chaque fois que j’appelais... C’est plus facile d’écrire que de parler, ça c’est certain! Surtout quand on doit parler hongrois. Trois appels par jour et j’en avais assez. J’avais tellement peur de ne rien trouver...
Mais ŕ la fin, les choses ont bien tourné. Sur les 15, j’ai eu quatre entrevues et trois offres d’emploi. Ce qui me différenciait des autres, c’est que je parlais français et anglais, un atout lorsque l’on parle que la Hongrie veut joindre l’Union Européenne. Ce n’était pas pour mes connaissances scientifiques mais... je voulais vraiment travailler. J’ai choisi Golder Associés parce qu’avec cette compagnie, je pourrais peut-ętre ętre transférée au Canada plus tard. La compagnie a débuté ŕ Toronto dans les années 60 et nous avons maintenant plus de 70 bureaux ŕ travers le monde. Nous avons męme un bureau ŕ Québec. La compagnie offre des services dčxpert-conseil en génie géodésique, minier, civile et environmental. Au début, je faisais surtout de la recherche sur Internet pour connaitre les rčgles de l’Union Européenne. Maintenant, je fais plus de travail technique et j’aime ça. J’ai reçu ma „permanence” le 15 décembre.
Le salaire est loin d’ętre mirobolant mais au moins, j’aurai de l’expérience quand nous retournerons. Et, avec le salaire de Miklos, nous vivons trčs bien de toute façon. Notre couple va beaucoup mieux depuis que je travaille. Nous partageons les tâches et je ne suis plus une femme ŕ la maison... Les mercredis et les jeudis, soirs que Miklos rentre tard (trčs tard parfois), je fait un effort pour rentrer tard aussi...
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